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    22 sept. 2023

    Les Dieux sauvages, tome 4 de Lionel Davoust - Wer, va te faire encul-t-er !



    Auteur 
     : Lionel Davoust
    Editeur : Critic
    Genre : Fantasy, post-apo
    Pages : 976 pages (grand format)

    RésuméLa guerre entre les dieux sauvages fait rage. La forteresse de Rhovelle, Loered, est isolée ; Mériane, la Messagère du Ciel, l’espoir du peuple, dispose d’une armée qu’elle ne peut déployer. Ganner fait route librement vers Ker Vasthrion, où gît un pouvoir qui offrira à Aska la domination totale. Wer est en train de perdre, et dans les hautes sphères du pouvoir, les hommes se raccrochent à l’espoir insensé que la vertu les sauvera. L’union des provinces et l’ultime résistance contre l’envahisseur démoniaque doit venir d’un symbole fort. Face à la main-mise du clergé sur le pouvoir, il faut un nouveau roi à la Rhovelle. Parallèlement, l’étau se resserre autour de Mériane : quitte à tout perdre, l’Église de Wer ne saurait accepter qu’une femme la sauve. Trahie par ses alliés, rongée par l’usage prolongé de son armure de l’Ancien Temps, la Messagère du Ciel se voit glisser inexorablement dans les ténèbres. Mais au fond de l'abysse l’attend la clé pour mettre un terme définitif à la guerre. La vraie nature de Dieu.

    Parution de cette chronique cinq mois après sa rédaction - nope, même pas honte !

    Mon AvisVous connaissez la rengaine: non, je ne suis pas morte, juste occupée à faire de l’aqua-poney sur mon temps libre. Et la lecture passe ainsi à la trappe de même que les chroniques - je ne me fais d’ailleurs aucune illusion sur le peu de monde qui me lit toujours, aha ! Il n’empêche lire, c’est comme le vélo : ça ne s’oublie pas mais surtout, c’est toujours un plaisir ! Et revenir par ici pour discuter de mes dernières lectures aussi. Elles ne sont pas nombreuses, mais elles ont le mérite d’être là, et la première dont j’aimerais parler c’est le quatrième tome d’une saga monstrueusement bonne : Les dieux sauvages de Lionel Davoust, parue aux éditions Critic - et dont le premier tome a pour rappel rafflé le prix Elbakin 2017 du meilleur roman de frantasy français, je dis ça je dis rien. Toujours un vrai régal que de s’en mettre un tome sous la dent !

    Lecteurs : Mais de quoi ça cause ton affaire, encore (avec le temps, on a oublié !) ?

    Choupaille : De fantasy post-apo, pardi, doublé d’une réinvention de l’histoire de Jeanne d’Arc ! En l’an ± 400 après l’effondrement d’Asreth, en Evanégyre, les envahisseurs ne sont point Anglais mais Askalites : des aberrations de chair et de métal animées par la technologie magique et honnie d’un empire déchu. L’Eglise n’est pas catholqiue mais weriste, et Dieu (Wer) sussurre à l’oreille de Mériane, une paria – mais sourtout une femme, aïe aïe aïe ! Et dans ce tome quatre, plus précisément ...

    ... Leored, le Verrou du Fleuve, a TENU face aux hordes askalites venues conquérir la Rhovelle grâce à Mériane, le héraut femme de Wer venue inspirer les troupes acculées. Les Rhovelliens paient cependante cher cette victoire : son prix est l’isolement de la cité du mauvais côté du fleuve qu’elle tient. Avant de poursuivre Ganner et son armée qui se tournent à present vers la capitale Ker Vashtrion, Mériane et ses alliés doivent reprendre non sans mal pied sur la rive opposée occupée par le redoutable général Arcis. Au delà de ce défi s’en profile un autre, titanesque : unir la Rhovelle autour d’un nouveau Roi et rassembler les gens de foi autour de la Pucelle de Doélic. Car ce n’est que dans l’unité que Wer triomphera de son frère Aska, dans un épique face à face de leurs hérauts au pied de Ker Vashtrion. A moins que les dieux ne jouent selon leurs propres règles, et que les enjeux ne soient pas ceux que l’on soupçonne ?

    Soyons brefs, j’ai vraiment beaucoup d’admiration pour Lionel Davoust. Entre autres projets professionnels il tient avec une constance et une rigueur épatantes une saga de déjà quatre tomes bien touffus dans un univers qui l’est encore plus. Dès le premier tome, on sait que Les dieux sauvages est une saga avec une fin déjà murie de longue date. S’en rapprocher un peu plus encore avec ce quatrième volume, faire quelques detours par les ruines d’Asrethia l’empire maudit et en apprendre toujours plus à son sujet, c’est hyper satisfaisant ! ... mais attention, il faut apprécier prendre son temps. Certains éléments de l'intrigue traînent à aboutir, et quand je dis ça je pense notamment à une certaine révélation concernant Wer et Aska : ça fait pas mal de bornes qu’on voit la destination se profiler au loin, alors entretenir encore tout ce mystère sur nos amis les dieux, au bout de quatre tomes déjà à teaser, ça commence à faire long. Mon petit message à l’auteur : ON. A. COMPRIS. Et j’aurais aimé que les protagonistes percutent aussi un peu plus vite – parce que là, le franc n'est toujours pas tombé chez tout le monde.

    Non pas qu’ils soient lents d’esprits, hein, mais disons que quand on a été effectivement élevé dans la liturgie wériste, c’est le genre de révélation massive pour laquelle on est prêt à se coller toutes les oeillères du monde. Et puisque le récit se déroule pratiquement à vitesse réelle, ça explique que le sujet traîne sur un coin de table depuis quatre tomes. Mais il n’empêche en tant que lecteur, on a un peu envie de leur coller la tête sur ladite table pour accélérer le rythme ~ juste un peu.

    « T’as imprimé là, Mériane ? T’as impriméééééé ? »

    En parlant de rythme, comme je l’ai dit, le récit évolue à vitesse réelle. Pas (trop) de sauts improbables dans le temps : le conflit qui oppose les weristes aux askalites se déroule au rythme des armées qui piétinent et des chevaux qui trottent dans la forêt. Ne vous découragez pas, on a quand même droit à de grosses scènes de baston bien vivantes : le siège de Ker vashtrion, pour ne citer que lui, s’étend sur le dernier tiers du livre. J’ai quand même trouvé ça long, et j’ai eu du mal à passer au travers (il m’a presque fallu deux mois pour venir à bout du livre, on ne juge pas). Avis aux amateurs d’empoignades et de batailles pas si rangées : a défaut de quantité, il y a de la baston de qualité.

    J’apprécie beaucoup cette approche réaliste qui renforce la dimension très humaine de l’histoire. Le rythme posé offre une meilleure proximité avec tous les personnages, surtout dans ce quatrième tome où chacun se complexifie encore advantage. Leopol et Chunsène, juste waouw. Je sens venir la question à un million : QUOI, Mériane n’est pas ma protagoniste number one ? Hé non, c’est la troisième sur la liste, mais vraiment parce que Chunsène et Leopol sont un niveau au dessus. D’autant que Mériane déguste si sévèrement dans ce tome qu'elle en devient méconnaissable voire un poil lassente – tout ça pour revenir avec davantage de fougue dans l’ultime ligne droite et, je n’en doute pas, dans le cinquième et dernier volume à paraître.

    La fin de ce tome est incertaine pour une majorité de personnages (en plus d’avoir souffert tout du long, chacun est en fâcheuse position). La dream-team de Leored est explosée à travers la Rhovelle et j’ai hâte de savoir comment tout se mettra en place pour le grand final. Sans parler de mon excitation à savoir ce qu’il adviendra de ce petit merdeux de Wer et ses cultistes. Encore une fois ma lecture m’a donné envie de plonger dans les récits parallèles d’Evanégyre, alors en attendant la sortie de La succession des Âges, 2023 est peut-être la bonne année pour m’y coller ?

    27 mars 2022

    Entre troll et ogre de Marie-Catherine Daniel - Brutal, désabusé, sincère

     

    Auteur : Marie-Catherine Daniel
    Editeur : ActuSF
    Genre : Dystopie, Fantasy, post-apocalyptique
    Pages : 276 pages (grand format)

    Résumé : Arsouille est un vieux troll désabusé et perclus d'arthrite. Plus grand-chose ne l'inquiète, à part bien sûr les ogres, la guerre et son petit-fils qui doit entrer au collège. Mais un soir, Arsouille reçoit une lettre pleine de regrets de son jumeau qu'il n'a pas vu depuis cinquante ans. La surprise est totale : son frère est un ogre et les ogres n'écrivent pas aux trolls. D'ailleurs, les ogres ne font pas dans le sentiment, pas même avant de vous arracher la tête. Alors qui a écrit cette lettre ? Arsouille qui ne sait pas déchiffrer une carte va devoir se rendre sur le front pour le découvrir...

    Mon avis : Ça fait environ une semaine que je répète dans ma voiture ce que je dois vous dire au sujet de ce roman incroyable, et là qu'il est temps de concrétiser le bazar, je sèche. Laissez moi-commencer par le commencement et on verra où ça nous mène (spoiler alert, ça mène au coup de cœur !).

    Bien que je passe de moins en moins de temps à les décortiquer, la quatrième de couverture promet un roman proche du post-apo. On n'y est pas vraiment tout à fait, mais à défaut d'un autre terme, post-apo est ce qui colle le plus. Et puisque les néologismes approximatifs ne me font pas peur, j'aimerais moi dire que ce livre, c'est du post-humanité : il se place dans une société hautement inégalitaire (on y revient dans un instant) avec d'un côté les trolls et de l'autre les ogres. Les humains en sont les grands absents depuis que les ogres les ont jartés, entraînant pas mal de dysfonctionnements matériels et sociaux qu'on retrouve habituellement dans du post-apo : l'impossibilité de produire du neuf, la nécessité de bricoler à l'arrache pour survivre, le contexte social difficile et, plus spécifiquement à ce roman, le délabrement des clapiers trollesques qui se dispute à la modernité pénitentiaire des institutions administratives ogresques. Entre troll et ogre, c'est du post-apo sans apocalypse et sans humains : c'est donc du post-humanité et, dans ses grandes lignes, de la dystopie.

    Arsouille est le héros. Il est un vieux troll arthritique de septante balais qu'on rencontre alors qu'il revient de la crémation de son meilleur pote Vantard. Dès le début du roman (littéralement à la première page), le ton est donné. Je vous cale ici le premier des deux extraits que je ne peux pas m'empêcher de vous partager : 
    "Mauvais de rentrer à cette heure. Top tôt ou trop tard. Pas assez jour, pas assez nuit. C'est l'heure entre chien et loup. Entre troll et ogre. En plus, il pleut (...). Mais quelle idée a eue Vantard de se faire incinérer à l'autre bout de la ville ! Soit disant qu'il venait du Sud. Et qu'elle idée il a eue, lui, de se rappeler cette dernière volonté et d'en faire part au croque-mort municipal ? Qu'est-ce qu'il en aurait su, Vantard, si on l'avait cramé au Nord ?" 
    En une page on a déjà cerné l'essence du personnage et du roman : il y aura de la sensibilité, beaucoup de dérision mais surtout énormément de drama.

    Parce que oui, si je devais définir ce roman en trois grands axes, je commencerais par dire qu'il est d'une brutalité dramatique (1). La société dans laquelle évolue Arsouille est hautement dysfonctionnelle. D'un côté il y a les trolls : inventifs, hauts en couleurs mais carrément individualistes et intellectuellement limités - les opprimés quoi, quoi qu'en entre eux ce ne soient franchement pas des enfants de chœur non plus. De l'autre les ogres : froids, cartésiens, organisés, violents et tenant d'une main de fer l'Administration et le Pouvoir - les oppresseurs. Les exécutions et autres diverses formes de violence insoutenables dont témoigne Arsouille ont de quoi nouer les tripes, mais pour autant rien n'est jamais gratuit et chaque scène a son utilité. 

    Heureusement cette brutalité est contrebalancée par une narration désabusée (2) : on peut remercier chaleureusement notre ami Arsouille de faire preuve d'autant d'autodérision ! Le tour de force du roman, c'est de parvenir à rendre la narration extrêmement personnelle (on se croirait dans la tête du bougre !) alors qu'elle emploie la troisième personne. Le récit est ainsi dédramatisé : il en devient même tendrement drôle par moments - voire même drôle ou tendre tout court. Enfin (et c'est en lien avec la narration impeccable d'Arsouille), Entre troll et ogre est d'une sincérité désarmante (3). Arsouille ne cherche pas à se faire passer pour un bon, il cherche son frère un point c'est tout et cette quête organisée en plusieurs paliers hyper lisibles ne regarde que lui : nous on est juste les témoins de son extraordinaire périple. Dans le palier "Arsouille à l'école", je vous ai d'ailleurs pioché cet extrait qui a fait cogner mon petit cœur de pierre :

    "Le vieux le sait depuis quelques jours, les yeux s'ouvrent d'autant plus grands quand on connaît plein de contes humains, quand, à force de décortiquer les lettres et les mots, les plans et les cartes, on en vient à tout analyser pour comprendre comment ça fonctionne. On cherche les rouages, ceux des autres mais aussi les siens. Et ce n'est guère reluisant comment on marche, comment on zappe ce qui dérange, comment on ne voit pas plus loin que le bout de son groin, comment on se croit incapable de frapper le faible, de dégouliner de cirage devant le fort. Et pourtant. Pourtant, ce matin, il y a eu quarante-cinq jeunots à écouter leur prof d'une oreille unanime (...). Pourtant il y a ce vieillard qui a perdu un croc il y a un mois pour crime de mocheté croulante et faiblarde, mais qui a osé devenir prof, s'est dressé devant quarante-cinq trollards avec l'envie de les réconforter. Ça veut dire que si la rébellion en nombre ne sera jamais à l'ordre du jour, en revanche, on peut détendre un peu ses propres chaînes et respirer mieux. On peut affronter sa peur et en sortir vainqueur."
    Dans un monde où les trollinous peuvent devenir orgres, où les ogrelets peuvent devenir trolls mais où on n'a plus observé aucune transformation vers l'Homme depuis des générations, on creuse également la notion d'humanité avec énormément de finesse, pour venir la situer entre deux extrêmes troll et ogre. La génétique est-elle responsable de la trollardisation des individus, ou bien au contraire le vécu et le ressenti impactent-ils la génétique (ça s'appelle l'épigénétique, you're welcome)? Vaste question qui sera débattue ici, sans lourdeur ni leçon. Il y a une foule d'idées à développer et une bonne tranche de philo à aller chercher dans ce texte, à tel point que j'estime qu'il doive rejoindre d'urgence la liste des ouvrages SFFF à lire en cours (public 17-18 ans, quand même). Je situe facilement Entre troll et ogre à mi-chemin de La ferme des animaux de George Orwell et Des fleurs pour Algernon de Daniel Keyes (ouais, il se hisse haut la main à leur niveau, vraiment) - ce qui m'a d'ailleurs donné l'idée d'un petit billet sur ces livres de l'Imaginaire qui mériteraient de venir donner un coup de neuf aux lectures scolaires (j'y travaille).

    Chacun lira finalement ce livre comme il le veut. C'est une fable après tout : on peut en rester à Arsouille qui cherche son frère, tout comme on peut lire entre les lignes des questions plus profondes. Si on en reste à une lecture en surface, le récit souffrira de quelques longueurs, mais rien de bien méchant. Je ne les ai pratiquement pas vues passer. On ne va pas se mentir, ce livre a été une grosse claque.


    Vous savez quoi acheter !


    17 oct. 2021

    Symphonie atomique d'Etienne Cunge - Dystopie écologiste, thriller anticipatif

    Auteur : Etienne Cunge
    Editeur : Critic
    Genre : Dystopie, post-apo, science-fiction, thriller
    Pages : 428 (grand format)

    Résumé : «N’oubliez pas notre baseline : soyez écoresponsable, suicidez-vous.»

    Le monde d’après s’effondre. Malgré l’odeur de fin des temps, des restes de civilisations subsistent, au bord du chaos, et chacun lutte pour donner du sens à sa vie. Les quatre modèles des puissances atomiques, aux abois, dominent cette désolation et se confrontent, prêts à en découdre : ultra-capitalisme américain, écologisme européen, nationalisme russe et totalitarisme social chinois. Dans ce climat délétère, l’équilibre ne tient plus qu’à un fil, sur le point de rompre. Parmi le concert des forces nucléaires spatiales, l’Europe en Transition fait figure de naine. Pour autant, alors qu’émerge une crise dans la crise, le sort de l’Humanité va peut-être dépendre des décisions de deux de ses membres, que rien ne prédisposait à cela : Juan et Agathe. Dans cette nouvelle ère, à l’Europe reconfigurée et où l’espace constitue le terrain névralgique des conflits, leurs actes vont faire écho à l’étrange soulèvement en cours dans les steppes d’Asie centrale – sous le commandement du jeune Ashkat –, et les confronter à l’énigme qu’incarne Ulan Moltov, l’âme de la rébellion, le cœur du jeu de poker à grande échelle qui débute..

    Chronique : Aujourd'hui est un grand jour dans l'histoire du blog : pratiquement 4 ans après sa création, voici le premier service presse de Choupaille ! Tambours, trompettes et tapis rouge, accueillons chaleureusement le titre que vous avez la possibilité de vous arracher en librairie depuis le 1er octobre (et que j'ai eu l'immense plaisir de recevoir de la part des Editions Critic, un grand merci à eux !), j'ai nommé Symphonie atomique d'Etienne Cunge. Un titre poétique pour une dystopie écologiste explosive – comptez quelques centaines d'ogives nucléaires au bas mot. Poétique, oui oui.

     

    En 54 après l'Effondrement (soit un futur pas si lointain, l'auteur nous colle déjà la pression), la Terre est ravagée par cinq fléaux quasi bibliques, conséquence directe du dérèglement climatique. Le cycle carbone est rompu, les pandémies et super tsunamis sont légion et les ressources primaires particulièrement disputées. Sur cette Terre désolée règnent quatre grandes puissances : l'Amérique ultra-consumériste, la mère patrie russe, l'Empire chinois aux pratiques sociales douteuses (après la politique de l'enfant unique, je vous laisse deviner la pépite qu'ils ont pondu) et l'Europe en Transition. L'état d'urgence climatique et les plaies associées ont fait éclater les petites nations au profit de ces quatre géants lourdement armés, mais seulement dans l'espace : on ne tolère plus ni Fat Man ni Little Boy sur le plancher des vaches. Une multitude de têtes nucléaires est ainsi répartie en quatre stations orbitales (une pour chaque puissance, si vous êtes bons en math), de sorte qu'il règne au XXIIe siècle un climat hyper pesant : celui d'un équilibre de la terreur – comprenez que tout le monde est prêt à faire péter le feu sur votre tête au moindre accrochage, mais que personne ne souhaite frapper le premier (question d'image). Bref les puissants sont tendus dans une bonne grosse ambiance de merde, et si quelques accords commerciaux de bon voisinage subsistent (il faut bien boire, Michelle), il n'empêche que c'est méfiance à gogo. Et au beau milieu de tout ça, il y a Radio Collapse qui vous colle sa baseline dans les oreilles : "Soyez éco-responsable, suicidez-vous".

     

    Tu le sens, le récit engagé et le bon gros bordel qui arrive ?


    On ne va pas se mentir, elle est vachement accrocheuse cette baseline de Radio Collapse. Je parie même que rien qu'à la lire, vous en avez l'eau a la bouche, non ? Hé bien vous devriez. Car Symphonie atomique est certes de ces romans climato-engagés, mais pas de ceux qui vous donnent envie d'en arracher les pages pour vous tailler les veines avec. Le récit est bien dosé et se définit moitié éco-engagé donc, mais aussi moitié thriller-SF. Lorsqu'une frappe nucléaire inconnue démonte trois stations orbitales sur quatre, je vous assure que le compte à rebours est lancé pour l'Humanité : les nations s'accusent les unes les autres et Juan et Agathe, nos deux héros principaux, ont un jour voire deux grand max pour déjouer les plans du vilain Rob Callway (qu'on hésitera à cataloguer en misanthrope ou philanthrope). Juan devient rapidement et par la force des choses le commandant d'Esperenza, la station orbitale européenne, et y opère comme il peut pour limiter la casse (1) et ne pas se faire des ennemis des équipages voisins (2). Agathe est quant à elle une cinquantenaire  des services spéciaux européens (yes, enfin un quinqugénaire sur les devants de la scène SFFF !) dont la tâche sur Terre sera de démêler les fils de cette grosse pelotte. Ella a plus d'un tour dans son sac, quoique que je regrette qu'on ait pas eu un plus large aperçu de ses capacités de super-espionne. Ni l'un ni l'autre ne se connaissent et pourtant si le salut existe, c'est par eux qu'il transite. Rob Callway, de son côté, est à la tête de Ziusudra (je vous laisse faire vos recherches sur ce nom, moi c'est fait), un programme développé par les riches pour les riches leur assurant un avenir dans le monde d'après - car l'Effondrement total de l'Humanité se profile et que ce serait quand même dommage de crever, surtout quand on a de la thune. Or l'Effondrement est compromis par l'équilibre fragile régnant entre les quatre surpuissances mondiales. Un équilibre tellement fragile, en fait, que notre petit Rob ne résiste pas à l'idée d'y mettre son grain de sel dans le but de faire prospérer Ziusudra, sa ville du futur, sur les cendres des nations atomisées. J'ai trouvé ce personnage bordeline extra. Pour poursuivre et clore la liste des personnages qu'on aime ne pas aimer, il y a le Seigneur de guerre Ashkat et les dirigeants américain, russe, chinois et européen qui prêtent leur voix à quelques chapitres. Symphonie atomique est thriller spatial aux gros enjeux ; on y croise des bons, des brutes et des truands et sa classe politique (dont on adore suivre les palabres interminables et faux-semblants) appartient sans conteste à ces derniers. Les portraits brossés sont très variés et réussis, mais manquent parfois un peu de piquant.


    Et derrière tous ces protagonistes se cache le plus important de tous : l'Humanité débordante de combativité et de résilience, en lutte pour sa survie.


    Le roman se fait donc chorale et laisse voix au(x) chapitre(s) à une belle brochette de copains. Les points de vues s'entremêlent en une toile bien pensée : le thriller est aussi bien construit que l'univers dans lequel Etienne Cunge le plante. J'ai apprécié la tension et le suspens du contre la montre apocalyptique (vite, trouver le responsable de la frappe nucléaire fantôme avant que les Quatre en viennent aux mains !), mais ce qui m'a franchement plu dans Symphonie atomique c'est avant tout son contexte climato-politico-social ultra difficile (ça fait beaucoup de points à aborder, et pourtant ça passe crème). Pas de digressions inesthétiques et lourdasses pour planter le décor de cette dystopie engagée ; Etienne Cunge distille les facettes de ce monde crado en chaque début de chapitre en nous offrant des extraits triés sur le volet de Radio Collapse. L'émission douteuse brosse un portrait de la Terre alarmant et qu'on espère ne jamais voir se concrétiser, mais pour autant, le livre est équilibré: il est anticipatif, alarmiste juste ce qu'il faut mais pas déprimant. Il y a de l'espoir et l'Europe en Transition l'incarne vaillamment malgré une démocratie totalitariste bien pensante.


    Symphonie atomique est la tête d'affiche du moment des éditions Critic et je comprends pourquoi. Amoureux de la SF, je vous le recommande. Amateurs de thrillers menés tambours battant, vous pouvez y aller également ; on touche ici pas mal de publics ! Et pour ceux qui aiment les œuvres engagées mais pas trop lourdes, le feu est vert pour vous aussi. Bref, aucune excuse de ne pas mettre la main sur ce roman !


    Note : 16/20


    28 août 2021

    Le désert des couleurs de Aurélie Wellenstein - Thérapie familiale

     

    Auteur : Aurélie Wellenstein
    Editeur : Scrineo
    Genre : Fantasy, Post-apocalyptique
    Pages : 339 (grand format)

    Résumé Dans le désert des couleurs, chaque grain de sable est un souvenir perdu et oublié. Marcher dans les dunes, c’est voir sa mémoire s’effacer. Alors pour se protéger, l’humanité s’est réfugiée dans le cratère d’un volcan. Mais depuis quelque temps, le sable monte chaque jour le long de ses pentes, prêt à l’ensevelir. Malgré les risques, Kabalraï, fils du marchand de sable, et Irae, sa demi-sœur, s’aventurent dans les dunes multicolores pour trouver un nouvel endroit où s’installer. Mais le désert est dangereux et une fois qu’on s’y engage, il est difficile de ne pas s’y perdre…

    Chronique : On a beau passer de bons moments avec certains livres, on n'en garde pas forcément un souvenir impérissable. Ca a été mon cas avec le petit dernier d'Aurélie Wellenstein, Le désert des couleurs : sitôt lu et apprécié, sitôt rangé sur mes étagères avec les autres au point que j'ai oublié de vous en parler (on ne reviendra pas sur les délais cataclysmiques de mes chroniques, shame shame shame !).

    Je vais me répéter, mais comme toujours avec cette autrice que j'ai beaucoup de plaisir à suivre, il y a du bon et du moins bon. Premier point positif : cette histoire déborde d'originalité. Imaginez-vous un monde post-apocalyptique désertique, fait d'un sable chatoyant qui érode progressivement vos souvenirs ; se risquer à tenter la traversée, c'est se perdre à plus d'un titre. Cernée par la marée sablonneuse qui ne demande qu'à l'engloutir, l'humanité a trouvé refuge dans le cratère luxuriant d'un volcan, dernier havre de paix bientôt condamné à un ensablement définitif. C'est cette enclave résistante que visite fréquemment le Marchand de Sable afin de concevoir avec de rares élues des rejetons immunisés du mal du désert, envoyés dès leur majorité à la recherche d'un nouvel Eldorado épargné par les dunes. Kabalraï est le dernier des fils du Marchand de Sable, et c'est accompagné de sa demi-soeur rebelle Iraé qu'il se lance à l'assaut du désert. On est d'accord pour dire que le pitch est alléchant ? ~ Bon, la suite.

    Vous l'aurez compris, tout ça déborde de magie post-apocalyptique. Mais en plus de s'attaquer aux souvenirs des valeureux qui le bravent, le désert des couleurs est riche en manifestations fantastiques que l'autrice n'explique pas vraiment (un peu comme dans l'excellent Mers mortes mais franchement, on s'en cogne de ne pas savoir comment ça fonctionne, Jamy, ça fait partie du charme du roman !) et qui rendront tantôt la vie dure, tantôt la vie belle à nos protagonistes. Plutôt que de jouer sur la gravité du début à la fin, sur les souvenirs qui s'effacent, l'eau qui vient à manquer et les esprits qui s'échauffent en plein cagnard, on nous ménage des instants de majesté très bons à prendre. Toute cette magie sert évidemment à faire progresser Kabalraï et sa soeur vers leur destination finale (ou à leur mettre des bâtons dans les roues, c'est selon ce qui leur tombe dessus), mais aussi à nourrir une thérapie familiale gratinée que j'ai eu un peu de mal à me coltiner sur trois cents pages. Les disputes entre frère et sœur sont redondantes et les deux personnages assez pauvres - c'est là le revers d'un récit linéaire qui mise beaucoup sur son univers, comme assez souvent chez l'autrice.

    Ce qu'il faut par contre applaudir une nouvelle fois, c'est la thématique engagée abordée et l'écriture simple mais pas simplette qui passe crème auprès de la jeunesse comme auprès des vieux croutons - son aisance à s'adresser à tous les publics, c'est sans doute ce que je préfère chez Aurélie Wellenstein. Le désert des couleurs est donc du genre passe-partout, et il parlera j'en suis sûre à pas mal de lecteurs. De mon côté, je continue pour sûr à suivre les parutions d'Aurélie.

    Note : 14/20

    29 sept. 2020

    Un éclat de givre de Estelle Faye - Délicatesse, fesses et post-apo

     

    Auteur : Estelle Faye
    Editeur : Folio SF
    Genre : Erotisme, poésie, post-apo, science-fiction
    Pages : 384 (format poche)

    Résumé Un siècle après la Fin du Monde. Paris est devenue une ville-monstre, surpeuplée, foisonnante, étouffante, étrange et fantasmagorique. Une ville-labyrinthe où de nouvelles Cours des Miracles côtoient les immeubles de l'Ancien Monde. Une ville-sortilège où des sirènes nagent dans la piscine Molitor et où les jardins dénaturés dévorent parfois le promeneur imprudent. Là vit Chet, vingt-trois ans. Chet chante du jazz dans les caves, enquille les histoires d'amour foireuses, et les jobs plus ou moins légaux, pour boucler des fins de mois difficiles. Aussi, quand un beau gosse aux yeux fauves lui propose une mission bien payée, il accepte sans trop de difficultés. Sans se douter que cette quête va l'entraîner plus loin qu'il n'est jamais allé et lier son sort à celui de la ville, bien plus qu'il ne l'aurait cru.

    Chronique : Je n'ai pas aimé Un éclat de givre - paf, d'emblée la couleur est annoncée ! Et vous savez ce qui me plaît le plus quand je me brise les dents sur un roman ? Pas de casser vilainement du sucre sur le dos de l'auteur après coup, non - pas le genre de la maison et par ici on estime trop Estelle Faye pour ça, de toute façon - ; non, ce que j'aime, c'est l'idée d'écrire un avis à contre-courant qui servira peut-être à d'autres (ou pas, vous êtes libres de m'ignorer complet) ... ou  bien qui se noiera dans la masse des avis conquis (plus probable, mais au moins j'aurais essayé !). Un éclat de givre a son petit public de convaincus, Estelle Faye ses lecteurs dévoués (dont je fais toujours partie, oui oui) et le post-apo le vent en poupe, mais il n'empêche : entre cette autrice que j'aime lire, ce genre qui m'emballe à fond et les bons avis glanés çà et là, cette lecture m'a profondément, viscéralement et très regrettablement ennuyée. Alors sans m'étaler plus que nécessaire parce que je n'apprécie pas forcément d'avoir à remettre les pieds dans ce Paris de bohème largement revisité, on va faire le tour de ce qui m'a déplu - vite et bien, à l'inverse de Chet quand il tire son coup.

    La Fin du Monde est derrière les Parisiens depuis un gros siècle, depuis que les habitants de l'Ancien Monde ont fracturé la Terre pour en extraire ses ultimes ressources énergétiques. Heureusement pour l'Homme et les Français (pas tous, évidemment), Paris a tenu bon dans la débâcle qui a suivi. La ville se dresse aujourd'hui au cœur des Terres Vides comme l'un des derniers bastions de l'espèce, une cité fantastique et tordue, transformée par ce qui Dieu seul sait à résulté de l'Apocalyspe. Dans les sous-sols parisiens épargnés par la canicule infernale de l'été, Chet chante du Jazz le soir, rejoint sa mansarde pour y pioncer le jour et rêve de ses amis et amours perdus. Le jour où un bellâtre lui glisse une mystérieuse note dans un bar où il vient de se produire, Chet se retrouve malgré lui propulsé dans une affaire qui le dépasse, avec à la clé le salut de la ville entière. 

    Disclaimer préalable : j'adore Estelle faye et je pense avoir lu suffisamment de ses écrits pour continuer dans cette voie malgré mon expérience salée avec Un éclat de givre - un titre qui au passage claque et intrigue de loin. Des romans qui me reviennent en tête (la trilogie de La voie des oraclesLes seigneurs de Bohen, Les révoltés de Bohen, Porcelaine et Les nuages de Magellan), je me souviens d'une Estelle à la plume toute en légèreté, avec parfois quelques envolées lyriques, mais toujours toutes maîtrisées et surtout vachement bien dosées. Dans Un éclat de givre, plutôt que de poursuivre avec ce joli équilibre que j'aime d'amour (parce que je suis douce et que j'ai besoin de douceur, parfois), on a avant tout mis en avant un très, très beau texte, puis seulement (en second plan et très loin derrière) une sombre affaire de drogue post-apocalyptique pour le servir. Le bouquin, à mes yeux, c'est avant tout une tonne de froufrous littéraires (comme j'aime appeler ça) et loin sous des couches et des couches de voiles et de tutus, il y a le frêle petit squelette qui doit soutenir tout ça : le post-apo, la ville qui se meurt, l'urgence à se bouger les fesses et à déjouer le complot citadin. C'est clairement un parti pris, un souhait de l'autrice de proposer un roman pareil et je respecte ça - d'autant que si je parle très objectivement, c'est hyper bien écrit ... et c'est sans compter la force de ce Paris "survivant" d'une apocalypse de cauchemar.

    Mais pour ceux qui comme moi sont généralement du genre terre-à-terre, action avant tout et trémolos loin derrière, Un éclat de givre est d'un grand ennui. On vit le sauvetage de Paris (de sa banlieue monstrueuse aux temples télékinétiques, catacombes comprises) par les yeux de Chet, sauf que Chet, il est du genre artiste jazzy-maudit à se complaire dans son malheur et son mal-être ... et si ça en touche profondément certains, moi ça m'a prodigieusement lassée passé le tiers du roman. Les protagonistes torturés et mélancoliques, ça va cent pages, après ça lasse. Aurélie Wellenstein est une autre autrice francophone que j'aime beaucoup mais qui elle est plutôt du genre à aller droit au but (souvent un peu trop franco, justement) et avec le recul je me dis que l'histoire que me raconte Estelle Faye, j'aurais finalement bien aimé l'entendre racontée par Aurélie Wellenstein. C'aurait été davantage remuant. Il y avait pourtant un chouette scénario (quoique la corde de la nouvelle drogue qui débarque en ville ait déjà été un peu, un tout petit peu surjouée), comme quoi ici j'ai surtout rencontré un problème de forme que de fond, et en un sens ça me rassure parce qu'Estelle et moi, on reste copines. Pour faire court, j'ai pas accroché au contraste texte-fond du roman, pas du tout du tout.

    Et parce que je suis quelqu'un de complexe, je tiens à souligner que j'ai adoré les froufrous littéraires de Vincent Tassy dans Apostasie. Oui, le cœur a ses raisons que la raison ignore !

    Enfin comme dans pas mal de ses romans, Un éclat de givre c’est l'occasion pour Estelle Faye de mettre en lumière un héros à voile et à vapeur torturé par ses amours perdus (mais un peu trop torturé pour moi, vous avez compris). La solitude de Chet fait franchement mal au cœur, surtout qu'on comprend vite que le souci c'est pas son côté introverti, mais son incapacité à nouer de vrais liens avec quiconque. Il y a des coups d'un soir, des collègues de longue date ... mais des amis ? Non. Pouce vert et même chapeau bas parce que la psychologie de Chet est top moumoute, mais je reste dubitative sur la nécessité de nous rappeler constamment le galbe parfait des fesses de Galaad - son crush ténébreux dont il nous rabâche les oreilles dès la première page - comme pour enfoncer clou sur clou et bien nous faire rentrer dans le crâne que Chet, il se sent seul mais se l'avoue pas. Trop c'est trop, et j'en ai eu suffisamment  que pour me demander, parfois, si j'étais toujours en post-apo ou bien dans une romance érotique avec de la gueule. A vrai dire je me pose toujours la question et du coup j'ai pas résisté : j'ai épinglé le premier (et dernier, j'espère) libellé "érotisme" du blog à ce billet ! Une chose est sûre : cet échec m'empêchera pas de suivre les parutions d'Estelle Faye !

    Ma note : 12/20

    31 mai 2020

    Stand still, stay silent, tomes 1 et 2 de Minna Sundberg - Pandémie (post) apocalyptique

    Auteur : Minna Sundberg
    Editeur : Akileos
    Genre : Fantasy, Post-apo
    Pages : 320 et 250 (format BD)

    Lus dans le cadre du « Mois de la Fantasy »

    Résumé du tome un : 90 ans ont passé depuis la grande maladie, et la plus grande partie du vieux monde a été oubliée et laissée à la merci des trolls, des bêtes et des géants. Une petite équipe d'explorateurs nordiques se lance dans la première mission de recherche officielle.

    15 sept. 2019

    Chaos, tome 1 et 2 (fin) de Clément Bouhélier - Migraine apocalyptique

    Auteur : Clément Bouhélier
    Éditeur : Critic
    Genre : Post-apo, science-fiction, survivalisme
    Pages :  453 et 392 pages (grands formats)

    Tome 1 lu dans le cadre du « Hold my SFFF Challenge », tome 2 dans celui du « Pumpkin Autumn Challenge »

    Le résumé du tome un : Paris, gare de Lyon. Une jeune femme brise une éprouvette et libère un virus inconnu qui se nourrit de la mémoire et frappe sans distinction d’âge, de sexe ou de milieu social. Peu à peu, les infectés perdent toute capacité à penser et à agir. Malgré les mesures gouvernementales, l'épidémie se répand dans le pays, et même au-delà. Bientôt, le monde se peuple de « zombies », coquilles vides, errantes, répétant le même geste à l’infini. Au milieu des décombres survivent quelques miraculés, des immunisés. Parmi eux, Chloé, Phil', Claudy et Arthur. Ils n’ont rien en commun et ne se connaissent pas. Pourtant, une voix mystérieuse leur souffle de se rencontrer. Dans cette France en proie au chaos, ils doivent découvrir qui a déclenché la pandémie et, surtout, mettre fin à son œuvre de destruction.

    31 août 2019

    Route 666 de Roger Zelazny - Roadtrip de l'extrême, poussière et rockets

    Auteur : Roger Zelazny
    Éditeur : Hélios
    Genre : Post-apo
    Pages : 219 (format poche)

    Lu dans le cadre du « Hold my SFFF Challenge »

    Le résumé : Hell Tanner est un criminel, un Hell's Angel sans foi ni loi. Il est aussi un conducteur hors pair. Dans un monde dévasté par une guerre atomique, qui n'est plus que ruine et désolation où des rocs tombent du ciel, les chauve-souris ont l'envergure d'un Boeing et les compteurs Geiger sont bloqués dans le rouge, Tanner constitue l'ultime recours à l'épidémie mortelle qui ravage les survivants. À la tête d'un convoi de véhicules blindés, équipés de roquettes et canons et chargés de vaccins, il va devoir traverser le pays de la côte Ouest à la côte Est en empruntant la route 666, la route de l'enfer.

    16 août 2019

    La mort du temps d'Aurélie Wellenstein - L'anachronisme décomplexé

    Auteur : Aurélie Wellenstein
    Éditeur : Pocket
    Genre : Fantastique, post-apo, science-fiction, survivalisme
    Pages : 281 (format poche)

    Lu dans le cadre du « Hold my SFFF Challenge »

    Le résumé : Un éclair aveuglant, suivi d'une terrible onde de choc... En l'espace de quelques minutes, un séisme ravage la Terre, et la vie de Callista bascule. Le monde qu'elle connaissait n'est plus. Les siècles se sont mélangés, pièces hétéroclites d'un puzzle temporel qui modifie l'architecture, mais également les gens. Callista fuit Paris pour partir à la recherche d'un refuge dans ce chaos. Sur sa route, elle rencontrera d'étranges créatures, issues d'époques différentes. Mais talonnée par le Flash, réplique mortelle du tremblement de terre, elle ne peut, elle ne doit pas s'arrêter. Sinon, à la prochaine pulsation du Flash, elle sera anéantie. 

    11 août 2019

    Alone, l'intégrale de Thomas Geha - On the road again !

    Auteur : Thomas Geha
    Éditeur : Critic
    Genre : Post-apo
    Pages : 436 (grand format)

    Lu dans le cadre du « Hold my SFFF Challenge »

    Le résumé : Pépé est un Alone, un solitaire qui trace sa route dans une France dévastée. Son créneau : la survie. Son credo : le mouvement. Armé de ses couteaux, il va affronter tous les dangers pour retrouver un fantôme de son passé : Grise. Mais suffit-il de survivre ? Car un vent de renouveau souffle sur les débris de l’ancien monde, porteur de dangers autant que d’espoir.