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  • 27 juil. 2021

    Ayesha, la légende du Peuple turquoise de Anne et Gérard Guéro (Ange) - L'exode qui n'en était pas un

     

    Auteur : Anne et Gérard Guéro (Ange)
    Editeur : Le livre de poche
    Genre : Fantasy
    Pages : 1152 (format poche)

    Résumé Dans les royaumes orientaux de Tanjor, le Peuple turquoise est réduit en esclavage depuis des millénaires. Mais il chérit une légende qui lui donnera un jour le courage, l'étincelle qui lui manquent pour se révolter : la légende d'Ayesha, la déesse qui commandera aux étoiles et rendra la liberté à ses enfants condamnés. Marikani, la reine déchue et pourchassée, est-elle l'incarnation d'Ayesha ? Est-elle celle qui doit allumer le feu de la révolte et devenir la guide de milliers d'hommes, de femmes et d'enfants, jetés sur les routes en quête d'un refuge, à travers le chaos et la guerre ? Ceci est l'histoire dune femme indomptable, de ceux qui l'ont aimée et de ceux qui l'ont trahie. C'est l'histoire d'une révolution.

    Chronique : Dans la famille des bonnes affaires, je demande l’intégrale de Ayesha sur Momox – quatre euros pour mille pages, on est bons Gaston ! Hélas là où on est moins bons en revanche, c’est sur l’esthétique éditoriale de l’intégrale qui induit sévèrement en erreur. Comprenez là que le format intégral tel qu’il est proposé me pose problème - y a pour moi un gros souci de cohérence entre le contenu et les monts et merveilles qu’on nous promet. Couverture, résumé : on nous vend sous tous les angles la libération d’un peuple d’esclaves millénaires, mais le récit met un temps fou à se centrer sur cette problématique qu’on n’atteint très laborieusement qu’en fin de tome deux. Moi qui me suis tout de suite sentie emballée par ce que je pensais être une réécriture Fantasy de l’Exode (génération Prince d’Egypte, toi-même tu sais), j’ai fini désappointée face à un récit classique, ni très bon ni mauvais, mais carrément à côté de sa promesse initiale.

    Alors Ayesha, si ça parle pas des Hébreux qui migrent hors d’Egypte, ça parle de quoi ? Hé bien d’une princesse en fuite en territoire ennemi, pour commencer, et puis des petites guerres intestines pour le contrôle du pays (entre autres manœuvres de bon voisinage, assassins à l’heure du petit-déj’, tout ça tout ça). Classique mais sympa. Parmi les protagonistes assez peu nuancés du récit, la masse du Peuple turquoise se fait figurante alors que l’intrigue reste centrée sur la princesse Marikani à la grandeur d’âme démesurée, sa meilleure amie et son sexy bodyguard de fortune dont on fatigue de lire les pulsions de troussage récurrentes. A terme, on regrettera de ne pas voir le peuple qui vaut son nom à cette trilogie prendre plus de place dans cette histoire, et surtout on boudera un peu la fin sans surprise et « queue de poissonneuse » - tout un Panthéon est introduit pour finalement ne jamais prendre part à l’intrigue, quel dommage ! Ceci dit le récit se parcoure très facilement sans avoir à s’y investir particulièrement, ce qui en fait un bon livre de chevet pour clôturer une journée lourdingue. Attention, je déconseille d’enchaîner les trois tomes de l’intégrale, il y a un effet lassant. Divisez pour mieux savourer !

    Note : 13/20

    Chien du Heaume de Justine Niogret – Vie de chien

     

    Auteur : Justine Niogret
    Editeur : Mnémos
    Genre : Fantasy
    Pages : 216 (grand format)

    Résumé On l'appelle Chien du Heaume parce qu'elle n'a plus ni nom ni passé, juste une hache ornée de serpents à qui elle a confié sa vie. La quête de ses origines la mène sur les terres brumeuses du chevalier Sanglier, qui règne sans partage sur le castel de Broe. Elle y rencontre Regehir, le forgeron à la gueule barrée d'une croix, Iynge, le jeune guerrier à la voix douce, mais aussi des ennemis à la langue fourbe ou à l'épée traîtresse. Comme la Salamandre, cauchemar des hommes de guerre... On l'appelle Chien du Heaume parce qu'à chaque bataille, c'est elle qu'on siffle. Dans l'univers âpre et sans merci du haut Moyen Âge, loin de l'image idéalisée que l'on se fait de ces temps cruels, une femme se bat pour retrouver ce qu'elle a de plus cher, son passé et son identité.

    Chronique : Chien du Heaume, c’est un petit roman des éditions Mnémos qui ne paie pas de mine et qui, de tête, n’est plus édité en version papier. Il faudra donc vous tourner vers l’occas’ pour vous le procurer, et l’avantage c’est que ce sera d’office à prix hyyyyyyper raisonnable – et ça, on aime ! Mais ce qu’on aime encore plus c’est son héroïne franchement bad-ass, jamais en manque d’insultes fleuries ni de coups de hache testostéronés ! Chien du Heaume, car c’est ainsi qu’on appelle cette donzelle taille XL en cotte de mailles, remonte la piste de son géniteur en quête de son nom à elle et adore au passage mouliner de la hache. Au pilori les héroïnes taille mannequin dans la fleur de l’âge, Chien ramène son vieux cuir et vient pour tout dépoter. Malgré son caractère bourru et sa brutalité décomplexée, promis, on s’attache… et on n’est d’ailleurs pas les seuls puisque passé leur rencontre, le Seigneur Sanglier ne s’en séparera plus.

    Sur la piste de feu son paternel donc, Chien passe pas mal de patelins, se fritte avec pas mal de gueux et de Seigneurs, mais se fout surtout à dos une Dame tout juste sortie de l’enfance à qui on aura envie d’arracher la tête plus d’une fois. Sa quête sera également l’occasion de croiser au clair de la lune une petite troupe de chevaliers fantastiques, et si j’ai apprécié la mysticité qui s’en dégageait (z’avez vu, j’ai placé un mot pas commun), j’ai finalement trouvé qu’on s‘éloignait pas mal du sujet principal, à savoir la quête de ce foutu nom. Le roman piétine pendant environ quatre-vingts pages, et à ce moment le temps m’a paru un peu long

    Entre les faits d’armes et les ripailles au coin du feu d’un donjon bien humide, le roman creuse toutefois la question identitaire avec une finesse inattendue : est-on vraiment quelqu’un quand on n’a pas de nom ? Les trognes les plus bourrues sortent de belles réflexions et ce contraste est très agréable à se mettre sous la dent. Le moment passé en la compagnie de Chien et du Seigneur Sanglier est bref (on parle de deux cent pages à peu près), mais suffisamment long pour ne pas rester sur sa faim. Le roman dépeint sans concessions une époque âpre où il ne faisait pas bon vivre, on se prend toute cette crasse en pleine gueule et j’ai beaucoup apprécié ça. On n’attendra pas ici une aventure exceptionnelle ni une grande quête héroïque, mais on kiffera l’atmosphère lourde et crasseuse qui se dégage de cette tranche de la vie de Chien.

    Note : 16/20

    22 juin 2021

    Entends la nuit de Catherine Dufour - Vane et les ovaires qui frémissent

     

    Auteur : Catherine Dufour
    Editeur : Le livre de poche
    Genre : Fantastique, Romance paranormale
    Pages : 432 (format poche)

    Résumé La chair et la pierre sont de vieilles compagnes. Depuis des millénaires, la chair modèle la pierre, la pierre abrite la chair. Elle prend la forme de ses désirs, protège ses nuits, célèbre ses dieux, accueille ses morts. Toute l’histoire de l’humanité est liée à la pierre. Quand on a 25 ans, un master en communication, une mère à charge et un père aux abonnés absents, on ne fait pas la difficile quand un boulot se présente. Myriame a été embauchée pour faire de la veille réseaux dans une entreprise du côté de Bercy, et elle découvre une organisation hiérarchique qui la fait grincer des dents : locaux délabrés, logiciel de surveillance installé sur les ordinateurs, supérieurs très supérieurs dans le style british vieille école. Mais quand un de ces supérieurs s’intéresse à elle via Internet au point de lui obtenir un CDI et lui trouver un logement, elle accepte, semi-révoltée, semi-séduite… Mauvaise idée ? Pas pire que le secret qu’elle porte. Myriame est abonnée aux jeux dangereux dans tous les cas, et sa relation avec Duncan Algernon Vane-Tempest, comte d’Angus, décédé il y a un siècle et demi, est à sa mesure. Du moins le croit-elle.

    Chronique : Ce roman de Catherine Dufour (mon premier, qui plus est), c’est vraiment l’OVNI littéraire de ma petite année de lectrice. Le résumé et le titre ne paient pas de mine, mais il ne faut pas en rester là : s’ils intriguent juste ce qu’il faut pour pousser à la lecture et qu’on se demande quand même où on débarque quand on entame le livre, c’en est pas moins un mini page-turner de chevet passionnant, émoustillant et intrigant. Les ingrédients de la réussite ? Une jeune femme paumée qui retourne vivre chez une Maman fauchée sur la capitale, un nouveau boulot de merde dans un bureau de merde, mais surtout une rencontre carrément paranormale au détour du logiciel de chat de l’entreprise : celle de Duncan Vane – brrr, rien que le nom, on a les ovaires qui frémissent ! – infiniment supérieur sur la hiérarchie, super beau gosse, mais surtout super fantomatique. Hé non, le blog ne vous cache rien : Catherine Dufour signe avec Entends la nuit une romance paranormale pour adultes – non pas qu’il y ait de la fesse à outrance, mais le ton est clairement pas celui d’un roman ado.

    Alors oui, j’avoue que comme toute romance accrocheuse on tourne autour du pot pendant une petite centaine de pages, mais ça passe comme du petit lait. Nos deux loulous s’asticotent, se boudent et se rêvent ensemble pendant un petit moment. C’est du moins clairement le cas de Myriam à travers laquelle on vit le roman, mais franchement la réciprocité ne fait aucun doute malgré que monsieur Vane (brrr) souffle le chaud et le froid comme tout bon Darcy moderne (voire même, si j’ose aller jusque là, comme tout bon Edward Cullen revisité – paillettes en moins, charisme en plus).

    A l’instar du vampire préféré des ados des années 2000 (dont j’ai fait partie, oui merci), Vane a carrément envie de se bouffer notre héroïne. Problématique, certes, mais infiniment moins que de galérer à prendre corps – la libido en prend un sacré coup. Et pour cause, notre bellâtre, c’est plus ou moins un fantôme. J’entre pas dans les détails pour ne pas divulgâcher, mais le peuple qui se révèle à Myriam au fil de pages et qui hante tout Paris a une grande, grande classe, et quand on est cent pour cent sang chair fraîche et sang frais, il fait un peu mal de se montrer aux réceptions mondaines de son chéri. Ça crée des problèmes, des rancœurs (les fantômes l’ont facile en plus) et des situations qu’on a du mal à lâcher pour aller faire dodo.

    Entends la nuit fait le taf, il le fait bien, mais les amateurs de romances un peu guimauves devront sans doute passer leur chemin. La noirceur ambiante est là pour nous rappeler qu’il ne fait pas forcément bon de partager son lit avec un presque-poltergeist.

    Note : 15/20

    28 avr. 2021

    Mémoires de lady Trent, tome 3 : le voyage du Basilic - Dans l'archipel kéonguien

     

    Auteur : Marie Brennan
    Editeur : L'Atalante
    Genre : Fantasy
    Pages : 362 (grand format)

    Résumé Isabelle Trent, devenue célèbre, n’en a pas fini de déplaire à la bonne société du Scirland (qui doit beaucoup à l’Angleterre victorienne). Notre impétueuse naturaliste, après avoir transformé sa demeure en une sorte d’université pour jeunes femmes désireuses de s’instruire, entreprend de monter une expédition afin d’étudier les dragons du monde entier et, l’espère-t-elle, révolutionner leur taxonomie. Comble d’inconvenance, cette fois, Jake, le fils d’Isabelle et de son défunt mari, est du voyage. Le voilier Basilic débute son périple dans le Grand Nord où Isabelle étudie (en pantalon) les serpents de mer, puis passe par un pays qui serait peut-être le Mexique, se fait chasser du Yélang et visite enfin les îles volcaniques de l’hémisphère Sud, où elle en apprend davantage sur la civilisation des Draconiens qui ont dominé le monde dans l’antiquité. Au cours de ce voyage, le lecteur est aussi témoin d’une nouvelle étape de la vie sentimentale d’Isabelle ; quant à la présence de son fils, elle donne lieu à moult touches ironiques et tendres, car elle découvre que Jake ne s’intéresse qu’à une chose : la mer et tout ce qui s’en rapproche – mais pas aux dragons.

    Chronique : Attention, chronique expresse en perspective ! Et pour cause, après déjà deux tomes en la compagnie d'Isabelle Trent, on se doute bien que le troisième suit les mêmes grandes lignes que ses prédécesseurs : une expédition, des dragons et un tas d'ennuis diplomatiques. La différence c'est qu'ici le récit est géographiquement plus ambitieux avec beaucoup de contrées visitées plic-ploc et un sacré nombre d'espèces reptiliennes étudiées. Isabelle Trent pousse toujours ses recherches plus loin du Scirland alors que ses détracteurs sapent sa réputation au pays mais qu'à celà ne tienne, notre naturaliste n'est pas une tendre et leur en fait voir de toutes les couleurs avec des découvertes qui remettent en perspective les théories régnantes. On progresse ainsi lentement mais surement sur le fond de la saga : la vraie taxonomie des dragons s'échafaude peu à peu dans l'esprit d'Isabelle grâce à tous les indices qu'elle trouve sur sa route. Ainsi quand Marie Brennan écrit quelque chose, ce n'est jamais pour du vent. Chaque trouvaille a son utilité, même celles dont on n'a fait que vaguement mention dans les premier et deuxième tomes. Il y a un côté très satisfaisant à se dire que tout est parfaitement maîtrisé, surtout quand c'est raconté sur un ton aussi piquant.

    Pas l'occasion de s'ennuyer à bord du Basilic : attaques de serpents de mer, tempêtes, rencontres indigènes ... il y a de quoi faire ! Sans doute un peu trop, en fait, puisque il m'a semblé que l'intrigue mettait cette fois-ci un temps fou à se fixer. Ce n'est que passé la moitié que j'ai retrouvé le schéma qui me plaisait tant auparavant, à savoir les petites intrigues diplomatiques sorties de derrière les fagots (sur fond de dragons, évidemment). La chute de ce tome est héroïque et pleine d'auto-dérision, un mélange que j'adore, et si je compte laisser un peu d'eau couler sous les ponts avant d'attaquer le quatrième volume, retenez que ce tome trois, il était bon - peut-être un peu moins que les autres, mais bon quand même. Un chouette moment de lecture dont la seconde moitié est la meilleure !

    Note : 15/20

    My absolute darling de Gabriel Tallent - De l'amour à la haine, un seul pas

     

    Auteur : Gabriel Tallent
    Editeur : Gallmeister
    Genre : Drame, survivalisme
    Pages : 281 pages (format poche)

    Résumé : À quatorze ans, Turtle Alveston arpente les bois de la côte nord de la Californie avec un fusil et un pistolet pour seuls compagnons. Elle trouve refuge sur les plages et les îlots rocheux qu'elle parcourt sur des kilomètres. Mais si le monde extérieur s'ouvre à elle dans toute son immensité, son univers familial est étroit et menaçant : Turtle a grandi seule, sous la coupe d'un père charismatique et abusif. Sa vie sociale est confinée au collège, et elle repousse quiconque essaye de percer sa carapace. Jusqu'au jour où elle rencontre Jacob, un lycéen blagueur qu'elle intrigue et fascine à la fois. Poussée par cette amitié naissante, Turtle décide alors d'échapper à son père et plonge dans une aventure sans retour où elle mettra en jeu sa liberté et sa survie.

    Ma chronique : La baisse de régime que je traverse actuellement, je la dois à deux choses : un bébé Choupaille et un trop plein momentané de lectures Fantasy. Puisque j'adore consacrer mon temps au premier, j'ai décidé de prendre action en ce qui concerne ce second point avec l'achat tout récent de romans qui (une fois n'est pas coutume) n'ont rien à voir avec le monde de l'Imaginaire. Place donc à la vraie vie et place au drame avec My absolute darling de Grabiel Tallent - dont je me demande toujours pourquoi on n'a pas traduit le titre en Français. Mais bon, ne soyons pas désobligeant dès le premier paragraphe... d'autant que j'ai vraiment adoré ma lecture, oui oui !

    Mini disclaimer préalable : j'ai débuté cette chronique et l'ai mise en pause pour ne la reprendre que deux-trois semaines plus tard, donc ça va être pas mal sommaire et décousu - s'cusez !

    Turtle s'appelle Julia, mais son père la surnomme Croquette. Ils vivent tous deux dans une propriété reculée au milieu des bois bordant la côte toute proche, et le père élève sa fille à la rude dans l'optique d'une fin du monde toute prochaine. Sur les bancs de l'école Julia attire l'attention, mais face au proviseur la père fait si bonne figure que personne ne soupçonne les horreurs que Julia a intégrées à son quotidien. Au détour d'une échappée belle en forêt, elle croise Jacob, un lycéen cultivé et bourré d'entrain. Leurs deux mondes se télescopent et à mesure que ces deux improbables se fréquentent, Turtle trouve la force de questionner les pratiques paternelles.

    Attention, avec My absolute darling, on ne parle pas d'un bouquin à mettre dans toutes les mains. C'est un pur drame contemporain fait de violences ordinaires avec une sacrée dose d'abus en tous genres. A travers le bouquin qui se lit paradoxalement comme du petit lait, on suit une jeune ado au caractère bien trempé - situation familiale oblige - qui vit depuis si longtemps sous la coupe d'un paternel abusif qu'elle peine à prendre le recul nécessaire pour filer hors de son emprise. Maltraitance physique et verbale, inceste, paranoïa, franchement le bouquet est bien garni et dépeint une Amérique profonde qui fait peur à voir. A travers le papa qu'on devine sacrément cultivé (il est très convaincant dans ses tirades apocalyptiques et ne manque pas de verve, il faut bien avoue), la distinction est faite entre culture et savoir-être - comprenez par là que tous les connards ne sont pas forcément des ignares comme le démontre Gabriel Tallent. Le personnage du père est vraiment effrayant, mais finalement c'est le détachement de Turtle face à la situation et tout l'amour qu'elle éprouve malgré tout pour lui qui font le plus froid dans le dos. Le thème est inédit pour moi mais je l'ai trouvé magnifiquement traité dans toute sa complexité. On nous épargne les raccourcis et les clichés.

    Dans toute cette ambiance hyper lourde, il y a toutefois quelques personnages qui viennent jeter un peu de peps - et ça fait du bien ! Comptez sur Jacob et son comparse aux réparties improbables ainsi que sur le grand-père de Julia pour alléger l'ambiance. La narration vaut elle aussi le détour puisqu'on est sur un récit fluide dont Julia est la maîtresse, avec tout son vocabulaire fleuri d'ado. Entre le fond et la forme, ça matche parfaitement. J'émets juste quelques petites réserves sur la fin que je trouve un peu brusque. Bon à savoir avant de vous lancer : on évitera de lire ce roman si on a déjà pas le moral.

    Note : 17/20