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    28 avr. 2021

    My absolute darling de Gabriel Tallent - De l'amour à la haine, un seul pas

     

    Auteur : Gabriel Tallent
    Editeur : Gallmeister
    Genre : Drame, survivalisme
    Pages : 281 pages (format poche)

    Résumé : À quatorze ans, Turtle Alveston arpente les bois de la côte nord de la Californie avec un fusil et un pistolet pour seuls compagnons. Elle trouve refuge sur les plages et les îlots rocheux qu'elle parcourt sur des kilomètres. Mais si le monde extérieur s'ouvre à elle dans toute son immensité, son univers familial est étroit et menaçant : Turtle a grandi seule, sous la coupe d'un père charismatique et abusif. Sa vie sociale est confinée au collège, et elle repousse quiconque essaye de percer sa carapace. Jusqu'au jour où elle rencontre Jacob, un lycéen blagueur qu'elle intrigue et fascine à la fois. Poussée par cette amitié naissante, Turtle décide alors d'échapper à son père et plonge dans une aventure sans retour où elle mettra en jeu sa liberté et sa survie.

    Ma chronique : La baisse de régime que je traverse actuellement, je la dois à deux choses : un bébé Choupaille et un trop plein momentané de lectures Fantasy. Puisque j'adore consacrer mon temps au premier, j'ai décidé de prendre action en ce qui concerne ce second point avec l'achat tout récent de romans qui (une fois n'est pas coutume) n'ont rien à voir avec le monde de l'Imaginaire. Place donc à la vraie vie et place au drame avec My absolute darling de Grabiel Tallent - dont je me demande toujours pourquoi on n'a pas traduit le titre en Français. Mais bon, ne soyons pas désobligeant dès le premier paragraphe... d'autant que j'ai vraiment adoré ma lecture, oui oui !

    Mini disclaimer préalable : j'ai débuté cette chronique et l'ai mise en pause pour ne la reprendre que deux-trois semaines plus tard, donc ça va être pas mal sommaire et décousu - s'cusez !

    Turtle s'appelle Julia, mais son père la surnomme Croquette. Ils vivent tous deux dans une propriété reculée au milieu des bois bordant la côte toute proche, et le père élève sa fille à la rude dans l'optique d'une fin du monde toute prochaine. Sur les bancs de l'école Julia attire l'attention, mais face au proviseur le père fait si bonne figure que personne ne soupçonne les horreurs que Julia a intégrées à son quotidien. Au détour d'une échappée belle en forêt, elle croise Jacob, un lycéen cultivé et bourré d'entrain. Leurs deux mondes se télescopent et à mesure que ces deux improbables se fréquentent, Turtle trouve la force de questionner les pratiques paternelles.

    Attention, avec My absolute darling, on ne parle pas d'un bouquin à mettre dans toutes les mains. C'est un pur drame contemporain fait de violences ordinaires avec une sacrée dose d'abus en tous genres. A travers le bouquin qui se lit paradoxalement comme du petit lait, on suit une jeune ado au caractère bien trempé - situation familiale oblige - qui vit depuis si longtemps sous la coupe d'un paternel abusif qu'elle peine à prendre le recul nécessaire pour filer hors de son emprise. Maltraitance physique et verbale, inceste, paranoïa, franchement le bouquet est bien garni et dépeint une Amérique profonde qui fait peur à voir. A travers le papa qu'on devine sacrément cultivé (il est très convaincant dans ses tirades apocalyptiques et ne manque pas de verve, il faut bien avouer), la distinction est faite entre culture et savoir-être - tous les connards ne sont pas forcément des ignares comme le démontre Gabriel Tallent. Le personnage du père est vraiment effrayant, mais finalement c'est le détachement de Turtle face à la situation et tout l'amour qu'elle éprouve malgré tout pour lui qui font le plus froid dans le dos. Le thème est inédit pour moi mais je l'ai trouvé magnifiquement traité dans toute sa complexité. On nous épargne les raccourcis et les clichés.

    Dans toute cette ambiance hyper lourde, il y a toutefois quelques personnages qui viennent jeter un peu de peps et ça fait du bien ! Comptez sur Jacob et son comparse aux réparties improbables ainsi que sur le grand-père de Julia pour alléger l'ambiance. La narration vaut elle aussi le détour puisqu'on est sur un récit fluide dont Julia est la maîtresse, avec tout son vocabulaire fleuri d'ado. Entre le fond et la forme, ça matche parfaitement. J'émets juste quelques petites réserves sur la fin que je trouve un peu brusque. Bon à savoir avant de vous lancer : on évitera de lire ce roman si on a déjà pas le moral.

    Note : 17/20

    22 sept. 2020

    Le revenant de Michael Punke - La vengeance (et le grizzly) dans la peau

     

    Auteur : Michael Punke
    Editeur : Le livre de poche
    Genre : Biographie, drame, historique, survivalisme
    Pages : 384 (format poche)

    Résumé États-Unis, 1823. Au cours d’une expédition à travers les Grandes Plaines, le trappeur Hugh Glass est attaqué par un grizzly. Défiguré, le corps déchiqueté, Hugh est confié à deux volontaires chargés de le veiller jusqu’à sa mort puis de l’enterrer. Mais ses gardiens décident d’abandonner le blessé. En plein territoire indien, seul, désarmé et à bout de forces, Glass survit. Son unique motivation : la vengeance. Commence alors la légende de Hugh Glass : l’histoire d’un homme hors du commun qui va parcourir cinq mille kilomètres, depuis le Dakota du Sud jusqu’au Nebraska, pour retrouver ceux qui l’ont trahi.

    Chronique : En plus des livres qui hantent la PAL, il est une catégorie à ne pas prendre à la légère : ceux qui pourrissent au fond d'une wish-list toujours plus fournie. Le Revenant, pour moi, il porte vachement bien son nom puisqu'à l'image du trappeur qui se hisse du monde des quasi-morts à celui des demi-vivants-et-encore, il s'est miraculeusement taillé un chemin jusqu'à ma PAL (d'abord), jusqu'à ma table de chevet (ensuite), puis jusqu'au blog (enfin !). Quand c'est comme ça, on a souvent envie de dire que ça valait le coup de sortir ce livre-là de la wish-list et pas un autre, voire de se fustiger en place publique pour ne pas s'y être mis bien avant. Avec Le Revenant, il y a de ça, mais aussi un peu de déception en regard de la seconde partie longue, longue, longue - presque autant que les griffes du grizzly qui tailladent affectueusement notre bon pote Hugh Glass.

    La Rocky Mountain Fur Company a besoin d'hommes valeureux pour aller moissonner les peaux de castor sur les berges du Missouri et ouvrir de nouvelles voies de transit libres d'indiens belliqueux. Hugh Glass a l'aventure dans la peau et répond favorablement à l'appel aux candidats lancé par le général William Ashley. Il s'engage dans les terres hostiles avec une compagnie d'une quinzaine d'hommes d'infortune, avec pour objectif de remonter jusqu'à Fort Union où l'opération de trappe débutera. Mais lorsqu'une femelle grizzly s'en prend à lui sur la route, Hugh Glass est laissé pour mort et dépouillé par deux de ses coéquipiers demeurés à ses côtés afin de le veiller. Terriblement blessé et livré à lui même dans les étendues sauvages et automnales de l'Amérique du nord, Hugh Glass ne se meut que par désir de vengeance : il aura la peau des deux hommes qui lui ont retiré le peu qui lui restait, qu'importe qu'il faille pour ça parcourir six cent kilomètres en se traînant au sol. La traque débute, mais point de castors pour gibiers. 

    Ah ça, fallait pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué.
    (Oui, elle est trop bien ma blague).

    Man versus wild, voilà qui résumerait excellemment la première partie du roman - la meilleure, je ne vous le cache pas. Sous mon apparente couche de bonhomie et de féminité relative, il y a une lectrice qui adore les récits de survivalisme où les protagonistes souffrent et se tordent de faim jusqu'à tomber sur un rat bien dodu. Avec Le Revenant, j'ai été servie, j'ai été comblée et même très impressionnée par notre ami Hugh Glass : laissé pour mort et terriblement touché par un grizzly à la gorge, au dos, à l'épaule et à la jambe (!), il n'a ni eau, ni nourriture, ni paractémol et pourtant il se taille une route de six cent bornes pour aller mettre une rouste à ses anciens compagnons. Durant le trajet on a mal, on a faim, on apprend à tendre des pièges à rongeurs avec trois cailloux et à se poser les bonnes questions : est-ce que de la moelle vieille de cinq jours, c'est comestible ? Est-ce qu'il vaut mieux crever de faim ou crever en disputant une carcasse à une horde de loups ? Je vous laisse méditer sur les réponses, moi maintenant, je les connais. Toujours est-il que durant cet interminable périple, on voit beaucoup de paysages sauvages "pas de chez nous" où on se projette avec plaisir tout en plaignant Glass d'en être prisonnier volontaire, et surtout on est happé par chaque instant de sa lutte : les phases d'introspection et de désespérance, les pièges qui merdent, les pièges qui fonctionnent, les scènes d'action et les rencontres improbables avec les locaux. Bref, Le Revenant, c'est un récit fort qui vous transporte ... mais défenseurs de la cause animale, s'abstenir - si on sait déjà que tout est bon dans le cochon, on comprend aussi très vite que tout est bon dans le bison, et pas que.

    Pourtant passé la moitié, on s'enlise dans le train-train du trappeur. La situation de Hugh Glass s'améliore, il rencontre du monde et réintègre quelques compagnies pour tailler un bout de route. Là débute une grosse centaine de pages de poursuites, d'indiens, de morts, de nouvelle compagnie, de poursuite, d'indiens, de morts ... etc. Evidemment l'auteur est limité par les péripéties du vrai Glass (c'est le lot des romans adaptés de faits réels, pas de chance), mais tout de même : c'est plat, c'est répétitif, et très vite on n'en vient à ne plus trop comprendre ce qui fait courir notre héros. Parce que si sur l'idée on est tous d'accord que se venger de ceux qui l'ont dépouillé est un but louable, ça vire hyper vite à l'obsession et il manque trop de passages introspectifs au roman pour justifier la folie furieuse (appelons un chat un chat) qui anime Hugh - surtout quand on tient compte des conditions lamentables et des dangers ahurissants de son entreprise. Franchement, faut être barré pour pas laisser tomber et le scénario ne permet pas de justifier tout ce foin... pour finalement pas grand chose, mais la fin je vous laisse la découvrir vous-même. La cerise sur le gâteau, ç'a été d'apprendre après coup qu'en vrai, Hugh Glass est mort dix ans plus tard, tué par des indiens - et moi j'ai trouvé ça vachement ballot qu'un mec qui survive à un grizzly décide de poursuivre dans cette voie insensée pour mourir d'un coup de tomahawk.

    Disons pour résumer que si l'adaptation avec DiCaprio a pris semble-t-il beaucoup, beaucoup de libertés par rapport au roman initial (ce qui me hérissait un peu quand j'étais en plein dans la première partie du livre), je pense à la lumière de ma lecture de la totalité du roman que pour une fois, c'est pas un mal. Il y a le drame, le dynamisme, l'obsession malsaine qui manquaient cruellement sur la fin et qui davantage qu'un roman d'aventure survivaliste, auraient fait du Revenant un roman noir hyper savoureux.

    Ma note : 15/20

    15 sept. 2019

    Chaos, tome 1 et 2 (fin) de Clément Bouhélier - Migraine apocalyptique

    Auteur : Clément Bouhélier
    Éditeur : Critic
    Genre : Post-apo, science-fiction, survivalisme
    Pages :  453 et 392 pages (grands formats)

    Tome 1 lu dans le cadre du « Hold my SFFF Challenge », tome 2 dans celui du « Pumpkin Autumn Challenge »

    Le résumé du tome un : Paris, gare de Lyon. Une jeune femme brise une éprouvette et libère un virus inconnu qui se nourrit de la mémoire et frappe sans distinction d’âge, de sexe ou de milieu social. Peu à peu, les infectés perdent toute capacité à penser et à agir. Malgré les mesures gouvernementales, l'épidémie se répand dans le pays, et même au-delà. Bientôt, le monde se peuple de « zombies », coquilles vides, errantes, répétant le même geste à l’infini. Au milieu des décombres survivent quelques miraculés, des immunisés. Parmi eux, Chloé, Phil', Claudy et Arthur. Ils n’ont rien en commun et ne se connaissent pas. Pourtant, une voix mystérieuse leur souffle de se rencontrer. Dans cette France en proie au chaos, ils doivent découvrir qui a déclenché la pandémie et, surtout, mettre fin à son œuvre de destruction.

    16 août 2019

    La mort du temps d'Aurélie Wellenstein - L'anachronisme décomplexé

    Auteur : Aurélie Wellenstein
    Éditeur : Pocket
    Genre : Fantastique, post-apo, science-fiction, survivalisme
    Pages : 281 (format poche)

    Lu dans le cadre du « Hold my SFFF Challenge »

    Le résumé : Un éclair aveuglant, suivi d'une terrible onde de choc... En l'espace de quelques minutes, un séisme ravage la Terre, et la vie de Callista bascule. Le monde qu'elle connaissait n'est plus. Les siècles se sont mélangés, pièces hétéroclites d'un puzzle temporel qui modifie l'architecture, mais également les gens. Callista fuit Paris pour partir à la recherche d'un refuge dans ce chaos. Sur sa route, elle rencontrera d'étranges créatures, issues d'époques différentes. Mais talonnée par le Flash, réplique mortelle du tremblement de terre, elle ne peut, elle ne doit pas s'arrêter. Sinon, à la prochaine pulsation du Flash, elle sera anéantie.